Tuesday, June 16

PARLONS RWANDA EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

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RDC: DEPLOIEMENT D’UNE FORCE RÉGIONALE À L’EST: DENIS MUKWEGE CRAINT LE RISQUE D’UNE AGGRAVATION DE L’INSECURITÉ ET DE L’INSTABILITÉ(Politico 12 Mai 2022)Le prix Nobel de la paix 2018, le docteur Denis Mukwege, n’est pas d’accord avec la résultion du Conclave de Nairobi relative au déploiement en République Démocratique du Congo, d’une force régionale composée notamment du Rwanda, Ouganda, Burundi, Kenya.Le docteur Mukwege estime que le projet annoncé de constituer une nouvelle force régionale composée des États de la région qui sont en grande partie responsables d’activités déstabilisatrices en RDC, des cycles récurrents de violence et de l’exploitation et du commerce illégaux des ressources naturelles de notre pays depuis plus de 25 ans risque « fortement d’aggraver et de prolonger l’instabilité et l’insécurité ».Prévoyant, Denis Mukwege rappelle la nécessité de retenir les leçons apprises des erreurs de passé et de ne pas les répéter.« Les autorités congolaises et la communauté internationale ne peuvent plus soutenir des stratégies de pompiers-pyromanes visant à entretenir un chaos organisé, des violations répétées de notre souveraineté ainsi que des atteintes quasi permanentes à l’intégrité territoriale de notre pays par les forces armées étrangères ou par des groupes armés soutenus par les États voisins, violations graves du droit international qu’aucune Nation indépendante ne peut tolérer », a-t-il argué.Plaidoyers pour la réforme de l’appareil sécuritaireDenis Mukwege a réitéré par ailleurs son plaidoyer pour une réforme « profonde » du secteur de la sécurité et un assainissement sérieux de forces de sécurité et de défense, prérequis indispensable à tout effort visant tant à la sécurisation de la RDC que de sa population.Cette réforme, dit-il, est inscrite dans la résolution 2612 du Conseil de Sécurité des Nations Unies établissant le mandat actuel de la MONUSCO et de sa Brigade d’Intervention.« Il s’agit aussi d’utiliser pleinement les potentialités de la résolution 2612 qui prévoit en vertu du Chapitre VII de la Charte une planification et une coopération renforcée entre les Casques bleus et les forces de sécurité et de défense congolaises pour mener des opérations conjointes plus effectives et exploiter toutes les mesures nécessaires pour éliminer la menace posée par les groupes armés congolais et étrangers et endiguer le climat d’insécurité qui prévaut toujours à l’Est de la RDC », a-t-il ajouté.Il soutient que l’importance de mobiliser une réelle volonté politique pour mettre en œuvre des réformes institutionnelles visant le secteur de la sécurité sera non seulement indispensable pour consolider l’édification d’un « État de droit fort et protecteur des libertés fondamentales, mais aussi pour mener à bien un processus de justice transitionnelle visant à parachever la transition entre une longue période de guerre et la paix, et entre un régime prédateur et autoritaire et la démocratie ».L’application des recommandations du rapport MappingLe lauréat du prix Nobel de la paix 2018 stipule que les diverses tentatives de recherche de solution politique et militaire de ces dernières décennies ont toutes échouées à stabiliser le pays et à protéger les civils.Selon lui, le temps est venu de dire la vérité et le droit, et de prioriser la justice et l’obligation de rendre des comptes pour les auteurs présumés des crimes les plus graves commis depuis plus d’un quart de siècle en RDC dans la stratégie des Nations unies pour la consolidation de la paix, la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs, et de placer le recours à tous les mécanismes de la justice transitionnelle, tant judiciaires que non judiciaires, au cœur du mandat et de la stratégie de retrait progressive, responsable et durable de la MONUSCO.Ces recommandations sont du rapport mapping de l’ONU dont il plaide avec véhémence leur application.Carmel NDEO

RWANDA : DÉSTABILISER LE CONGO POUR MIEUX LE PILLER

Le Rwanda est souvent affiché comme un modèle de développement pour l’Afrique, mais la face sombre du régime est moins connue. Le régime de Paul Kagamé a mis fin au génocide des Tutsis en vainquant le gouvernement rwandais et les extrémistes hutus durant la guerre civile de 1994. Deux ans plus tard, l’armée de Paul Kagamé envahit l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et y exporte le conflit. L’armée rwandaise, appuyée par ses supplétifs congolais, a commis des crimes de masse et a pillé les riches mines de la région, contribuant au décollage économique du Rwanda et à la déstabilisation, jusqu’aujourd’hui, des Kivus. Retour sur l’histoire des guerres du Congo par Bienvenu Matumo et Stewart Muhindo.

Le Rwanda est souvent affiché comme un modèle de développement pour l’Afrique, mais la face sombre du régime est moins connue. Le régime de Paul Kagamé a mis fin au génocide des Tutsis en vainquant le gouvernement rwandais et les extrémistes hutus durant la guerre civile de 1994. Deux ans plus tard, l’armée de Paul Kagamé envahit l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et y exporte le conflit. L’armée rwandaise, appuyée par ses supplétifs congolais, a commis des crimes de masse et a pillé les riches mines de la région, contribuant au décollage économique du Rwanda et à la déstabilisation, jusqu’aujourd’hui, des Kivus. Retour sur l’histoire des guerres du Congo par Bienvenu Matumo et Stewart Muhindo.

LE RWANDA, UN MODÈLE ?

Devant les journalistes français, Paul Kagamé accuse le prix Nobel d’être « un outil des forces qu’on n’aperçoit pas » et affirme qu’« il n’y a pas eu de crimes » dans l’Est de la RDC. L’agacement affiché par le président rwandais montre à quel point la démarche de reconnaissance et de justice pour les victimes des crimes graves commis en RDC dérange dans son pays. L’élite politico-militaire rwandaise, et en premier lieu le chef de l’État, n’est pourtant pas étrangère aux désastres sécuritaires et économiques que connaît la région depuis 1996.

Le régime de Kagamé est régulièrement affiché par les médias internationaux comme un modèle pour l’Afrique en termes de développement, d’égalité femmes/hommes, d’innovation technologique ou de protection de l’environnement. Il symboliserait l’« afro-optimisme », cet espoir de développement pour le continent. Mais ces succès ne peuvent occulter la face sombre de ce régime : celui-ci tire pleinement profit de la déliquescence de l’État congolais et de l’état de guerre permanente qui frappe l’Est de la RDC depuis vingt-cinq ans. S’il vous plait, cliquez ici pour plus de détails

Face à l’ingérence du Rwanda en RDC, les pays occidentaux réduisent leurs aides

Naguère cité en exemple, le “pays des mille collines” suscite désormais la défiance d’une partie des Occidentaux en raison de son soutien officieux aux rebelles congolais du M23.

Par Aymeric Janier

Publié le 10 août 2012 à 07h41 – Mis à jour le 05 septembre 2012 à 04h59 S’il vous plait, cliquez ici pour plus de détails

Est de la RDC : « La défiance entre l’Ouganda et le Rwanda semble être le moteur de la crise actuelle »

Coordonnateur des recherches sur la violence à l’institut Ebuteli, Pierre Boisselet décrypte le contexte dans lequel s’inscrivent les attaques des rebelles du M23 contre l’armée congolaise.

Propos recueillis par Cyril Bensimon

Publié le 01 avril 2022 à 18h00 – Mis à jour le 01 avril 2022 à 18h00 S’il vous plait, cliquez ici pour plus de détails

RDC – Rwanda : une relation diplomatique sous tension permanente

12 AVR 2022

Mise à jour 13.04.2022 à 13:44

par Christian Eboulé

En visite au Congo Brazzaville depuis ce lundi 11 avril, le président rwandais Paul Kagame, s’adressant aux parlementaires congolais, a appelé à une collaboration constante pour lutter contre l’insécurité dans la région des grands lacs. Or depuis quelques semaines, la RDC accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23 qui sèment la terreur dans l’est du pays. Et depuis près de trente ans, l’est de la RDC est en proie à des conflits meurtriers. Les relations entre le Rwanda et la RDC peinent toujours à se normaliser. Plus globalement, l’insécurité dans la région des Grands Lacs reste préoccupante. Directeur de recherche du projet « Insecure Livelihoods » à l’Université de Gand, en Belgique, et spécialiste de la RDC, Christoph Vogel répond à nos questions. Entretien. S’il vous plait, cliquez ici pour plus de détails

Le Rwanda et la République démocratique du Congo

David et Goliath dans les Grands Lacs

Pierre Jacquemot

Dans Revue internationale et stratégique2014/3 (n° 95), pages 32 à 42

Comme de dire du bien du Rwanda, dire du mal de la République démocratique du Congo (RDC) est un exercice facile tant sont nombreux les rapports alarmistes des Nations unies, les mauvais classements internationaux, les réquisitoires des organisations non gouvernementales et les reportages chocs nourrissant les motifs d’indignation. La critique est vive parmi les Congolais eux-mêmes. Une phrase revient à Kinshasa : « Congo ekobonga te », « Le Congo ne sortira jamais de ce trou dans lequel il se trouve. »

S’il vous plait, cliquez ici pour plus de détails

Congolaises et Congolais, nous devons cesser de nous plaindre et de pleurnicher, nous devons nous défendre comme cette poule appuyée par le coq pour neutraliser cet épervier menaçant.

 

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